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Le mystèRE* D’un kanada mystère : de ministère ou vocation cette oeuvre



НазваниеLe mystèRE* D’un kanada mystère : de ministère ou vocation cette oeuvre
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LE MYSTÈRE* D’UN KANADA

* MYSTÈRE :

de MINISTÈRE

ou VOCATION

Cette oeuvre,

À laquelle on ajoutera,

Je l’espère,

Un épisode,

Une suite logique,

Je tiens à la dédier à :

Ma famille

BEAULIEU, Louis – Père


CLOUTIER, Thérèse – Mère (défunte)

MAINVILLE, Denise – Maman

André – Frère

Louise – Soeur

Carole – Soeur

Mario – Frère

Sandra – Nièce

Bobby – Neveu

Lisa – Nièce

Melissa – Nièce

Stephany – Nièce

Cassandra – Nièce

Denise Beauvais – Belle-soeur

Claude Breault – Beau-frère

^ NOTES DE L’AUTEUR

L’auteur, qu’il soit poète, dramaturge ou prosateur, est en soit historien. Si l’histoire moderne prétend à l’objectivité, elle ne pourra, en aucun cas, y parvenir du fait que, en cherchant à analyser la biographie d’un homme, d’une ville, d’un État, elle se teintera nécessairement de subjectivité : l’homme n’est-il pas lui-même mue par sa subjectivité? Dans l’histoire des sciences exactes, par exemple, ce qu’on disait d’elle il y a 2000 ans, cent ans, un an, une minute à peine, n’est-il pas, aujourd’hui, ou ne sera-t-il pas, demain, réfuté? À l’encontre de l’historien, l’auteur ne cherche point à faire gober à ses semblables une vérité, mais cherche plutôt à la masquer. N’incite-t-il pas son lecteur à s’interroger sur l’histoire, à intérioriser sa propre histoire? À être plus critique?

À l’exemple de nombreux auteurs dont Gilles Vigneault et Raymond Lévesque (bardes), Émile Nelligan (poète), Michel Tremblay et Антон Павлович Чехов (dramaturges), Antoine de Saint-Exupéry (conteur), Philippe Aubert de Gaspé père (romancier), ainsi que tous ceux que j’aurais pu, ici, oubliés, le texte qui suit est une tentative de mieux expliquer ma propre vision du KANADA : son passé, son présent et son devenir.

Ce pays, c’est en fait ma propre vie, mon histoire*. Si du temps que j’habitais le Canada, il ne me venait pas à l’esprit de me poser les mille et une questions qui m’auraient permis de mieux le comprendre, mon séjour à l’extérieur de celui-ci, m’a forcé à m’interroger sur ce pays, ainsi que sur moi-même. Ce fut une quête, longue et ardue, mais qui, à mon humble avis, en a bien valu la peine. Saurai-je ainsi relever le défi de n’arriver, à tout le moins, qu’à la cheville de ces conteurs d’histoires, j’aurai, en fait, réussi ce qui semblait impossible : écrire l’histoire d’un KANADA.


À MES AMIS FRANCOPHONES

Il fut un temps où la langue de la population francophone du KANADA se voyait transformée, tout en gardant des éléments archaïques, surtout par l’adoption de vocables et tournures qu’elle hérita de l’anglais. Cette même langue, aussi influencée par les peuples autochtones du terroir, est aujourd’hui mal comprise de la majorité des mes contemporains. Je n’ai là qu’une prière, apprenez, S.V.P., et j’insiste sur le S.V.P., à la mieux apprécier, afin de mieux comprendre les richesses qu’elle a à offrir au monde. Ne la changez point, car elle est le fruit d’une évolution, d’une évolution qui est elle-même toujours en évolution.

*voir la biographie

de l’auteur

en annexe
PROLOGUE

Le Mystère est un trésor. Tant et aussi longtemps que perdure ce Mystère, l’intérêt ou la curiosité de l’Homme ne meurt. Mais, dès qu’est percé ce Mystère, l’Homme s’en détourne, afin de partir à la recherche d’un nouveau Mystère, d’un nouveau trésor.
^
LE VAISSEAU D’OR

(Émile Nelligan)

Ce fut un grand Vaisseau taillé dans l’or massif :

Ses mâts touchaient l’azur, sur des mers inconnues;

La Cyprine d’amour, cheveux épars, chairs nues,

S’étalait à sa proue, au soleil excessif.

Mais il vint une nuit frapper le grand écueil

Dans l’Océan trompeur où chantait la Sirène,

Et le naufrage horrible inclina sa carène

Aux profondeurs du Gouffre, immuable cercueil.

Ce fut un Vaisseau d’Or, dont les flancs diaphanes

Révélaient des trésors que les marins profanes,

Dégoût, Haine et Névrose, entre eux ont disputés.

Que reste-t-il de lui dans la tempête brève?

Qu’est devenu mon coeur, navire déserté?

Hélas! Il a sombré dans l’abîme du Rêve!

C’est pourquoi ce poème de Nelligan a toujours exercé, sur les Canadiens français, un attrait particulier, même s’il n’est pas, d’un point de vue purement linguistique, le « meilleur ». Sa force réside en fait dans son Mystère. Tant auto-biographique qu’il puisse paraître, il est aussi l’expression géographique et biographique d’un pays : d’un KANADA.

^ Fils :

Papa, aujourd’hui à l’école,

on nous a longuement parlé

de l’histoire du Canada,

mais je n’ai pas très bien saisi

ce que voulait dire la maîtresse.

Père :

Tu sais, Filston,

c’est une très longue histoire.

Ça a commencé il y a très longtemps,

si longtemps qu’on ne se souvient plus trop quand.

Il y a pourtant une chose qui est certaine :
^

JE ME SOUVIENS QUE…


ou

Le Mystère d’un KANADA

(récit-hymne-légende)

Mosaïque de :

Joseph Hubert Jules Beaulieu

Le Récit d’une histoire

L’hymne d’une histoire

La légende d’une histoire


Le Fils s’assied en première rangée, le Père monte sur scène et passe derrière le rideau. On entend ensuite le chant de la mer, celui des goélans, puis d’une brise qui souffle pianissimo ce refrain à nos oreilles :

^ En l’an de grâce 1001

La destinée des peuples européens

Se voyait transformée par un évènement

Dont peu se souviendront jusqu’à tout récemment.

Le rideau se lève : le Grand Manitou, vêtu d’un juste-au-corps charbon, les épaules recouvertes d’une longue pelisse immaculée, oréolé d’un couvre-chef en peau de cerf aux longues plumes argentées et piqué de pierres, tient en ses mains d’une bougie la flamme. Tout autour de Lui, reposent encore trois couvre-chef : un casque normand à cornes de boeuf, un chapeau anglais à la mode du XVIe siècle et, le troisième, un tricorne à la mode française du XVIIe. À côté de chacun d’entre eux, une bougie.

Assied, le vieil Homme attend, Il attend on ne sait trop quoi, ou qui. Entrent trois jeunes hommes, eux aussi portant un juste-au-corps noir. Le premier fait son apparition à l’arrière-scène, le second entre côté jardin et le dernier, côté court. Une fois arrivés à proximité de l’Aïeul, ceux venus des côtés court et jardin s’arrêtent près de Ses flancs, le troisième s’arrête un instant derrière, avant de ne poursuivre, au pas de deux, sa route en décrivant un cercle autour de son confrère debout à droite. Une fois devant le Maître, lui et ses frères s’agenouillent. Une Femme, venue de la première rangée, porte au Vieillard un bol rempli d’ocre, duquel Il trace des sillons sur le visage de Ses fils. Prenant chacun une bougie, ils l’allument, au même moment, à même la flamme qui luit entre les mains du Manitou, pour ensuite se voir coiffés par ce Dernier. Celui du fond prend le casque, celui du jardin s’empare du chapeau et celui-là, venu du côté court, le tricorne. Marquant ainsi Ses fils du sceau de la Vie, le Vieillard leur donne nom et mission :

Au Normand :

^ Reçois nom de Leif Erikson.

Normand, tes pères ont enfanté deux fils

Qui après d’interminables guerres intestines

Se doivent de retrouver la paix sur cette Terre.

À l’Anglais :

Reçois nom de Giovanni Cabotto.

Anglais, tu devras, par ta destinée,

Porter réconciliation

Dans la Maison de tes Frères.

Au Français :

Reçois nom de Jacques Cartier.

Que ces terres pourtant inhospitalières

Deviennent pour tes Frères

La Terre de l’Habitant.

Le Normand, ou Viking, retourne d’où il est venu, en contournant d’abord l’Anglais au pas de deux. Les deux autres poursuivent leur route, allant ainsi du jardin à la court, de la court au jardin. Au moment de cette fuite, le Normand – Leif Erikson, l’Anglais – John Cabot, et le Français – Jacques Cartier, récitent en choeur :

ERIKSON :

^ Cette Terre se doit nommer Vinland

Pays ci-recouvert des parfums de la verte émeraude

J’y trouvé vigne si abondante

Que les vins des jours de grâce de la France

N’irons plus quérir à grands prix d’or et d’argent

Puisqu’aujourd’hui ce terroir

Au grand Royaume d’Iceland nectar fournira.

CABOT :

Cette Terre se doit nommer Newfoundland

Contrée jusqu’à présent inconnue de nos frères d’Europe

J’y trouvai roc afin de construire

Un pays pour nos enfants et pour les leurs

En ce lieu viendront de tous les coins de la Terre

S’établiront à demeure

Sur cette Terre que Dieu donna en partage.

CARTIER :

Cette Terre ne se doit nommer Terre-Neuve

Mais pierres et rochers effarables et mal rabottés

Je n’y vis une charretée de terre

Et pourtant suis descendu à plusieurs lieux

Il n’y a que mousse et petits bois avortés

Bref, estime mieux qu’autrement

Que c’est la Terre que Dieu donna à Caïn.

Avant de ne disparaître complètement au-delà de l’oeil du spectateur, chacun de nos bons hommes prend soins d’éteindre du souffle sa bougie.

Le vieil Homme, resté seul dans la pénombre qui L’entoure, voit Son regard s’attrister devant le départ de Ses enfants. Avant Son propre départ, Il tient à laisser Son empreinte sur les lieux de la naissance : la Lumière de cette bougie pourra, un jour, tel le phare qui guide les marins, conduire l’Homme vers Sa destinée. Jetant un coup d’oeil sur l’enfant assied au premier rang, Il l’appelle auprès de Lui. L’enfant s’approche et s’agenouille devant son Aîné. Après avoir creusé deux sillons d’ocre rougeâtre sur chacune des pommettes du petit, l’Aïeul prononce, au moment de le coiffer de deux plumes prises à même Son couvre-chef :

^ Reçois nom de Stadaconé

Benjamin, toi, parmi tes Frères

Par ta voix, conduis en la Terre

Kanada, ceux que J’ai aimés.

Après avoir légué à Son fils la lumière, le Père quitte la scène pour terminer Sa fuite par la porte qui mène au vestibule. Le rideau tombe sur l’héritier resté seul.

Sur la musique de la chanson ^ Partons, la mer est belle on entend, piano, ce refrain :

L’an de grâce 1534

Devait enfin mettre un terme à l’errance

Présageant ainsi, nouvelle espérance

Pour qui suivrait la route tracée par Cartier.

Du jardin sort un jeune homme dont les reins ne sont recouverts que de seules lanières de peau de bêtes et les cheveux ébouriffés, coiffés que de deux longues plumes de bernache. Stadaconé avance à la rencontre d’un second, vêtu d’une tunique bleue et d’un chapeau auquel on reconnaît Cartier. S’écriant : Kanada, tout en montrant du bras en direction du public, il se rend compte que son interlocuteur ne saisit pas très bien son propos. Répétant de plus belle : Kanada,tout en battant la mesure sur sa poitrine, il insiste encore en regardant à l’horizon, du même côté que son geste.

Un troisième homme sort, et se dirigeant vers Cartier, dit : Ce doit être son pays.Un autre accourt à ce moment, mais plutôt que de rejoindre son maître, s’approche de Stadaconé et répète : ^ Kanada, Kanada.Puis, se tournant vers les siens, il ajoute : Il propose qu’on le suive en son pays.

D’un geste de la main gauche, Cartier propose alors à Stadaconé de le suivre. Le Grand Chef semble heureux de voir qu’on ait compris ce qu’il cherchait à dire. Il fait ainsi venir une Femme portant un plat creusé dans le bois, rempli d’ocre rougeâtre, ainsi que deux de ses hommes, ses fils, qui portent, l’un, deux bougies dont l’une est éteinte, et l’autre, deux plumes.

Le chef trempe ses pouces dans la terre fraîche, puis dessine sur chacune des joues du jeune Blanc devant lui un trait. Saisissant une des plumes, il la fixe au couvre-chef de l’Ami et lui remet ensuite une bougie. Il offre alors à son hôte de répéter le cérémonial. S’agenouillant avant de n’allumer sa bougie à celle de son nouveau Maître, le matelot sent la main ferme de l’Autre le relever : la lumière est alors transmise.

Nos trois Amérindiens partent ainsi vers l’avant-scène, suivis dans leur périple par les trois Français, où ils seront rejoints par quelques Visages Pâles venus de l’arrière et quelques Peaux Rouges venus, eux, du public. À ce moment, la plupart des Blancs, sauf les trois premiers, tombent malades. Une jeune femme amérindienne porte un plat rempli d’une concoction fumante aux parfums d’épinette qu’elle offre aux malades. Le jeune marin marqué par le sang de la Terre s’en approche afin de lui donner un coup de main. Les deux autres Français, non atteints par le scorbu, mal jusqu’alors inconnu d’eux, s’attardent à la prière pendant que le jeune couple s’affaire à soigner les marins qui se relèvent bientôt du mal.

Touchée par le geste de son aide-soignant, la jeune Amérindienne se tourne vers Stadaconé. Celui-ci acquiesse d’un sourire. Commencent ainsi les festivités : ensemble, nos jeunes tourtereaux répètent le cérémonial qu’avait présidé le Chef amérindien. Mais, plutôt que de ne rajouter une plume à son couvre chef, elle lui retire ce premier, pour lui remettre un casque de poil, auquel elle fixe deux plumes, ce qui fera de lui un nouvel homme : le coureur des bois. Une fois terminé, les autres, sans égard à leur origine, entame une ronde autour des nouveaux époux. Puis, afin que l’alliance soit scellée, on porte au couple une pelisse immaculée ainsi qu’un bol de sirop d’érable et un morceau de pain qui sera partagé entre tous. Avant de ne l’absorber, les époux le tremperont dans le sirop pour le présenter à l’autre. Le rideau tombe sur les cris de joie et les chants.

Fils :

Mais, Papa, qu’est-ce que c’est le Kanada?

Père :

Tu sais, Filston, on croyait au début

Que c’était le nom d’un pays,

Mais on a par la suite appris

Que le mot Kanada voulait en fait dire : PAYS.

Fils :

Et comment était ce pays?

Père :

Personne ne sait exactement

Ce que le Kanada comprenait.

Certains on aussi pensé que le mot

Aurait voulu dire village

Et peut-être même qu’il désignait toute une contrée,

Ces terres qui entourent le village.

Fils :

Mais, comment le Kanada

Est-il devenu ce qu’il est maintenant?

Père :

Écoute bien ceci :

Si le mot Kanada a le même sens

Que le mot pays,

Voyons si les deux mots

Ont pu avoir la même destinée.

Si on demandait à un linguiste :

D’où vient le mot pays,

Il répondrait ainsi :

Le mot vient du latin « pagus »

Qui veut dire borne ou frontière.

Fils :

Un pays est donc un espace limité?

Père :

Oui et non,

C’est un espace délimité,

Du fait qu’il peut s’agrandir,

Tout comme la page de ton livre.

Fils :

Et si un pays,

C’est un territoire défini,

Un pays,

C’est aussi un village, une ville, une province?

Père :

Parfaitement.

En fait, un pays,

D’après son origine,

Ce serait,

Non pas comme on le dit aujourd’hui

De la France ou de la Russie, par exemple,

Mais ce serait plutôt

Un terme générique

Qui nous indique

Que les gens qui habitent cet espace

Ont tous quelque chose en commun.

Fils :

Maintenant, je comprends

Pourquoi les Français ont donné

À leur nouveau pays le nom de Kanada :

Justement parce qu’ils avaient adoptés ce pays.

Père :

Tout à fait :

Mais, poursuivons notre route…

À la mélodie du refrain de Mon pays de Gilles Vigneault, viennent s’ajouter, piano, ces mots :

^ L’an de grâce 1608

Devait voir en Kanada, l’Habitation

D’où naîtra nouvelle nation :

L’Habitant en étant le fruit.

On voit la construction de l’Habitation : menuisiers, charpentiers, forgerons, charrons, cloutiers, bouchers, meuniers, boulangers, merciers et pelletiers sont à l’oeuvre. Vient ensuite la fuite des Français devant l’Anglais. Une femme resiste pourtant : Je ne quitterai point ce Pays. C’est Marie Rollet dite Dame Hébert, première habitante. Dès son retour, Champlain écrit une lettre à un ami, une lettre qui se lit comme suit :

Très cher ami,

En l’an de grâce 1632

^ Nous allasmes celebrer la sainte Messe

En la maison la plus ancienne de ce païs cy,

C’est la maison de Madame Hébert

Qui s’est habituée au pres du fort,

Du vivant de son mary;

Elle a une belle famille,

Sa fille en icy mariée à un honeste François,

Dieu les benist tous les jours,

Il leur a donné de très beaux enfants;

Leur bestial est en très bon point;

Leurs terres leur rapportent de bons grains;

C’est l’unique famille de François

Habituée en Canada.

Pendant que l’ami lit la lettre, on voit, sur scène, Dame Hébert et Champlain répéter le rituel ancien, avant que ne commence la Messe. Afin que les célébrants puissent communier selon la coutume transmise par leurs ancêtres, on porte un bol de sirop d’érable et un morceau de pain qui sera partagé entre tous. Avant de ne l’absorber, l’homme et la femme le tremperont dans le sirop pour le présenter à l’autre. Le rideau tombe sur les cris de joie et les chants.

Fils :

Papa, cette femme,

Marie Rollet-Hébert,

Qui est-elle exactement?

Père :

Tu vois, Filston,

Elle et son mari, Louis Hébert,

Apoticaire de profession,

S’étaient établis en Kanada,

Devenant ainsi les premiers

À devenir des Habitants du Pays.

Fils :

C’est pour cela qu’en 1629,

Quand l’Habitation de Kébek

Fut prise par les frères Kirke,

Elle ne voulut pas partir?

Père :

Oui.

Fils :

Mais comment sont-ils devenus habitants?

Père :

Écoute bien ceci :

Le nom « habitant » et le verbe « habiter »,

Ont en fait la même origine

Que le verbe « s’habituer ».

Fils :

C’est donc celui

Qui s’est habitué?

Père :

Parfaitement.

Et celui qui s’est habitué

Devrait, avec le temps, devenir Habitant.

Fils :

C’est donc pour cela

Que Champlain décida

De célébrer la Messe du retour

Chez Madame Hébert?

Père :

Tout à fait.

Et là…

Sur l’air des couplets de la chanson de Vigneault Mon Pays, résonnent, piano, aux oreilles du spectateur, ces paroles :

^ L’an de grâce 1760

Devait marquer pour le Kanada

Nouvelle ère : nouveau pas

Sur la voie de l’entente

La Guerre de sept ans, qui devait mener au traîté de Paris de 1763, et dont la fameuse bataille des Plaines d’Abraham devait marquer un point tournant en faveur de l’acquisition, par la couronne britannique, des terres de Kanada, ne ressemble en rien au Grand Dérangement : une femme, l’Acadienne, voit sa famille déchirée par l’envahisseur anglais. Non seulement déracinée par la force, ses enfants sont-ils déportés en différentes colonies : Massachussetts, Caroline du Nord, Géorgie, etc… Fort heureusement, juste avant de voir ses enfants emportés au loin, elle eu le temps de répéter le cérémonial de la Terre. La fête ne retentit toutefois pas. Elle-même se retrouve en Louisiane. Toutes ces années, tonnent les canons, geignent les enfants.

Une femme, la Kanadienne toujours à l’oeuvre, cherche désespérément à protéger sa vie et celle de ses proches, mais elle doit faire face à la vérité : son fils, mort au combat, est porté par son bourreau : un Écossais.

^ Les François de l’armée ont tout emportés

Les chevaux ont saisis pour faire boucherie

N’en eurent-ils pas assez qu’ils vinrent nous arracher

Jusqu’à notre enfant qui devait en ce jour

Fêter ces 10 ans. Mais la guerre tout autour

L’éloigna de sa mère et l’arma d’un fusil

Sacrifia, oui sa chair au nom d’un pays!

Penchée sur son fils, la femme embrasse une dernière fois son visage. L’homme, tirant un drap sur le petit, réconforte la mère avant de ne la conduire en un endroit où le garçon pourra trouver son dernier repos.

Pendant ce temps, arrive un émissaire :

Oyé! Oyé! Oyé!

Ceux de vous

Qui désirerez rester en Kanada

Devrez faire serment à votre roi

Georges III d’Angleterre.

Ce dernier s’engage

En envoyant son Gouverneur général

James Murray,

Qui s’est conduit

Pendant les trois années de régime militaire,

En gentilhomme soucieux

D’acoucir les malheurs de la guerre

Et préoccupé de traiter les vaincus

Avec justice et bienveillance,

À respecter

Votre langue et votre foi

Vos coutumes et vos lois.

J’espère qu’il sera moyen de concilier

Votre loyauté à la couronne anglaise

Et votre volonté de rester

Français et catholiques.

Signé : Sa Majesté Georges III Roy d’Angleterre

Sonnent enfin les canons, qui annoncent des temps nouveaux. Tous s’attroupent, avant de ne laisser passer la veuve et l’Écossais. Une femme lui tend un plat : c’est l’ocre qui donnera à un nouvel homme les traces de la vie. Puis, le rituel. Enfin, le bol de sirop d’érable et le morceau de pain qui sera partagé entre tous. Avant de ne l’absorber, les époux le tremperont dans le sirop pour le présenter à l’autre. Le rideau tombe sur les cris de joie et les chants.

Fils :

Papa, pourquoi cette femme,

Veuve de mari et de fils,

Prend-elle pour époux l’Écossais,

Celui-là même

Qui était responsable

De la mort de ses proches?

Père :

Tu vois, Filston,

Il y a un auteur du XIXe siècle

Qui nous rappelle ce qui s’est produit,

C’est Philippe Aubert de Gaspé, père :

^ Faites excuse,

Dit José, l’ancien combattant de De Locheill,

Si je ne vous présente que la gauche,

J’ai oublié l’autre sur les plaines d’Abraham.

Je n’ai pas de reproche à faire

À la petite jupe qui m’en a débarassé :

Il a fait les choses en conscience;

Il me l’a coupée si proprement

Dans la jointure du poignet

Qu’il a exempté bien de la besogne

Au chirurgien qui a fait le pansement…

Après tout, c’est pour le mieux,

Car que ferais-je de ma main droite

À présent qu’on ne se bat plus.

Fils :

Mais, je ne comprends pas tout à fait

Ce que veut dire José.

Père :

Tu comprends, suite à la conquête

Qui, pour les Canadiens de l’époque

Fut marquée par la bataille des Plaines,

il s’agit en fait du commencement de la fin,

l’Écossais, celui que José appelle « la petite jupe »,

a pris la relève.

Fils :

Comment?

Père :

José, le Canadien,

A en fait remis son arme à l’Écossais

Qui devra ainsi veiller à protéger le Pays,

Et par le fait même son épouse.

Fils :

C’est pour cela qu’il prend,

Pour épouse,

La femme restée veuve?

Père :

Oui.

Fils :

Mais le Canadien, là-dedans?

Père :

Le Canadien d’avant la conquête

Occupait trois fonctions :

Celle de guerrier, de fermier,

Ainsi que de coureur des bois.

Fils :

En cédant ainsi à l’Écossais

Sa fonction de guerrier,

Le Canadiens, d’origine française,

Est alors devenu cultivateur?

Père :

Oui.

Fils :

Et le coureur des bois?

Père :

Tu vois,

La plupart de ceux

Qui commencèrent à exercer

Le métier de coureur des bois

Furent des Métis.

Fils :

C’est là un autre exemple de compromis

Comme on l’avait fait

Avec les Autochtones,

Georges III et l’Écossais?

Père :

Tu as tout à fait raison.

Mais, poursuivons…

Sur l’air de la chanson ^ Je reviendrai à Montréal de Claude Charlebois :

Tout au long du XIXe siècle

Si le monde est alors en proie

À un nationalisme tout étroit

Enfante Kanada – l’autre

Sur les quais du port de l’ancienne Habitation de Quebecq, s’attroupe une foule bourdonnante d’activité : on transporte de multiples caisses et balots. Débarquent aussi des gens ne portant, pour bagage, que de tout petits baluchons : parmis ces derniers, on reconnaît une femme aux traits familiers, ainsi qu’un enfant venu d’un pays lointain. Un homme à l’air sévère les interroge :

^ Nom, Prénom, Âge, État civil, Lieu d’origine

D’entre tout ce brouhaha, où tous cherchent à s’identifier devant le personnage officiel, rien de compréhensible : une véritable cacaphonie. Puis, le silence se fait :

ARSENEAULT, Marie-Louise-Jeanne,

Trente ans, Veuve, Acadienne

---

O’LEARY, Michael,

10 ans, Orphelin, Irlandais

---

Maître, puisque cet enfant est orphelin

Et puisque j’ai moi-même perdu

Mari et enfants,

Je vous prie d’agréer à ma demande

D’adopter cet enfant.

---

Mais…

La femme, dans son étonnement, se tourne vers l’enfant, s’approche de lui pour mieux entendre ce qu’il semble vouloir lui dire.

^ J’adopterai cet enfant

Si votre Seignerie accepte

Qu’il garde son nom

---

O’Leary,

Afin que mes enfants

Se souviennent.

---

Qu’il en soit fait

Selon votre volonté.

Pendant ce temps, la foule s’est graduellement dispersée, pour laisser la place à un autre attroupement : des chasseurs de bison, Amérindiens et Métis, des agriculteurs anglais et des Habitants français. Le maître appelle la foule à l’ordre, mais la foule ne se calme qu’à l’arrivée d’un homme, un Métis : Louis Riel. Seulement, les fermiers anglais préparent un complot. Louis dit :

^ Je suis le prophète

Appelé à protéger

Les nationalités opprimées du monde.



Je partagerai ainsi les terres du Nord-Ouest

En septièmes entre

Pionniers blancs

Indiens

Métis Français

Église

Couronne



Non!



Italiens

Polonais

Hongrois

Bavarois

Irlandais

Belges



Non, non et non!



L’Ouest sera la patrie nouvelle

De toutes les nationalités

Du Vieux-Monde.

À ce moment, les agriculteurs anglais s’en emparent et le livrent à son bourreau. Trois coups de maillet résonnent. Puis, on passe, au cou de l’homme, une corde : il sera pendu, mais avant de ne s’éteindre, la femme et l’enfant s’avancent vers lui : on lui dessine, sur les joues, les derniers sillons d’ocre, lui remettront une troisième plume et le couvriront d’un drap blanc. Prenant l’Homme par la main, la femme et l’enfant scelleront ainsi l’alliance : Kanada-France-Angleterre. Les deux survivants répètent ainsi le rituel en disant :

^ Petit, ton orphelinat est chose du passé

Voici Ta Mère et la Terre

Qui T’accueillent les bras ouverts.

---

Femme, Ton veuvage a pris fin

Voici Ton Fils et le Pays

Qui Te renderont Féconde.

Et enfin, le bol de sirop d’érable et un morceau de pain qui sera partagé entre tous. Avant de ne l’absorber, la Femme et l’Enfant le tremperont dans le sirop pour le présenter à l’autre. Le rideau tombe sur les cris de joie et les chants.

Fils :

Papa, pourquoi

a-t-on pendu Riel?

Père :

Tu sais,

C’est un fait fort controversé.

En fait,

Il y a deux façons

De l’interpréter.

Fils :

Comment deux?

Père :

Eh bien!

Cela dépend

Que l’on se soit adapté,

Ou que l’on soit mésadapté.

Fils :

Les adaptés,

Ce doit être justement

La femme et l’enfant,

Ainsi que tous ceux

Qui acceptèrent le compromis?

Père :

Certe…

Fils :

Et les mésadaptés,

Ce doit être les Anglais

Qui menèrent Riel à l’échafaud?

Père :

Oui et non.

En fait,

Ils n’étaient pas les seuls

À être responsables

De la mort de Riel.

Fils :

Qui sont donc les autres?

Père :

Disons qu’ils sont

À la fois Anglais et Français.

Fils :

Comment peuvent-ils être

Et Anglais et Français?

Père :

Rappelle-toi la conquête.

Si certains ont accepté le compromis,

D’autres ne l’ont pas accepté.

Fils :

Et c’est ainsi

Qu’ils ont continué à entretenir

Cette vieille haine

Qui existait entre

Français et Anglais?

Père :

Malheureusement, le conflit…

Fils :

Mais comment s’est-il

Si bien ancré ici?

Père :

En fait,

Le conflit anglo-français

A été transporté

Dès les débuts de la colonisation :

Richelieu avait alors décidé,

Grâce au concours de

La Compagnie des Cents Associés,

De faire de la colonie,

Une France plus française que la France elle-même,

Bastion du catholicisme,

Puisque la France était,

À ce moment,

Déchirée par les guerres de religion.

Fils :

Et de leur côté,

Les Anglais ont fait de même?

Père :

À peu près, oui.

Mais, heureusement que,

Parmi eux, plusieurs

Comprirent que ce pays

Devait devenir synonyme de paix.

Enfin…

Sur l’air de la chanson ^ Je voudrais voir la mer de Michel Rivard, Sylvie Tremblay et Marc Pérusse, on marque l’histoire :

En l’an de grâce 1896

Les peuples en Kanada

Choisissaient nouveau chef

En la personne de Wilfrid Laurier

Sur la scène, gît un Corps : c’est celui du Pendu, Riel. Du côté jardin, se précipitent quelques individus ayant pour porte étendard le fleur de lysée, et du côté court, le Union Jack. Pendant que l’on ne cesse de se lancer au visage, de part et d’autre, injures et jurons, paroles outrageantes et blasphématoires, un jeune homme, à la fois fier et humble, fait son apparition à l’arrière-scène. C’est Laurier, Wilfrid Laurier.

Dès l’instant où il arrive auprès du corps du Prophète, tous se taisent. Relevant lentement la tête du Cadavre, il La présente au public, afin que tous reconnaissent le visage de Riel. Wilfrid prononce ensuite ces paroles :

^ Leur martyr a préparé le triomphe

De leur Pays,

Et ce seul fait,

Nous prouve qu’il y a là

Cause suffisante,

Indépendamment de toute autre,

Pour se montrer clément

Et pour Celui qui est Mort

Et pour Ceux qui survivent.

La Femme et l’Enfant de l’épisode précédent arrivent ensuite de par l’arrière-scène, conduisant une femme. Arrivés devant Laurier, ils lui présentent cette femme qu’il prendra pour épouse. Avant de ne commencer la cérémonie, Laurier lui fait une promesse :

Tes Fils,

Ruthène,

Autrichien,

Allemand

Et Духобор

Seront désormais

Mes Fils.

Les amants répètent alors le rituel. Puis, afin de sceller l’alliance, on porte un bol de sirop d’érable et un morceau de pain qui sera partagé entre tous. Avant de ne l’absorber, les époux le tremperont dans le sirop pour le présenter à l’autre. Le rideau tombe sur les cris de joie et les chants.

Sur musique de Félix Leclerc, ^ Bozo, on entend nouveau présage :

En ce début de siècle

Wilfrid était prophète

Et à la fin du jour

Trudeau, mets-y le sceau!

Entrent sur la scène, hommes, femmes et enfants venus de tous les coins de la Terre. Dans toute cette cacaphonie, résonne encore la voix de Wilfrid :

^ Si le 19e siècle a été le siècle des États-Unis,

Le 20e siècle sera celui du Kanada.

À ces mots si bouleversant, tous se figent : le silence. On se regarde, on regarde tout autour, on cherche à comprendre, on cherche, on ne sait trop quoi, ou qui? Apparaît ensuite un jeune homme qui provoque chez les autres un cri de stupeur : ont-ils vu un fantôme? Non, il s’agit en fait de Pierre-Eliott Trudeau. De sa bouche, se font entendre ces mots :

^ Mon pays, c’est le Kanada.

De par sa musicalité,

Il nous rappelle

Sa provenance autochtone.

De par ces deux langues officielles,

Il nous rappelle

Son enfance française

Et son adolescence anglaise.

De par son multiculturalisme,

Il nous rappelle sa confiance

Dans un pays pour la paix.

Sur ce, Trudeau tombe à genoux. On voit, venant du vestibule, le Grand Manitou s’approcher de Trudeau qu’Il marque du troisième et dernier sceau de la Vie. Viennent ensuite le bol de sirop d’érable et un morceau de pain qui sera partagé entre tous. Avant de ne l’offrir à Trudeau, Il le trempera dans le sirop. Puis, le Grand Manitou rappelle tous Ses Enfants : Il présente à Champlain la pelisse qu’Il portait sur les épaules. Celui-là la tient bien haute, afin qu’elle ne traîne pas dans la boue et qu’elle reste parfaitement immaculée. Le Père va ensuite rejoindre son Fils au premier rang. De là, son Épouse, qui porte toujours le récipient rempli d’ocre, s’avance et dépose ce dernier au pied de la blanche neige. Prenant ensuite le Cercle d’ocre qu’Elle porte sur son sein, Elle le fixe en plein coeur de l’Océan de Neige.

Stadaconé se lève et monte sur scène :

^ Moi, Ruthène, Enfant de Ruth

Que répudia Élizabeth

Demande asile pour Mes Fils.

Que ce Pays deviennent Leur Kanada.

Il ajoute, sur l’Espace enneigé, une Flèche dont la pointe, venue du Sud, rejoint le coeur du Cercle.

Vient ensuite Cartier :

^ Moi, Autrichien, Enfant de l’Est

D’un Royaume céleste

Demande asile pour Mes Fils.

Que ce Pays deviennent Leur Kanada.

Il ajoute sur l’Espace enneigé, une Flèche dont la pointe, venue de l’Est, rejoint la Première au coeur du Cercle.

Puis, on voit apparaître Cabot :

^ Moi, Allemand, Enfant de la Somme

De l’Union de tous les Hommes

Demande asile pour Mes Fils.

Que ce Pays deviennent Leur Kanada.

Il ajoute sur l’Espace enneigé, une Flèche dont la pointe, venue de l’Ouest, rejoint les deux Premières au coeur du Cercle.

Et enfin, s’approche Erikson :

^ Moi, Духобор, Enfant de l’Esprit

Qui M’allaite et Me nourrit

Demande asile pour Mes Fils.

Que ce Pays deviennent Leur Kanada.

Il ajoute sur l’Espace enneigé, une Flèche dont la pointe, venue du Nord, rejoint les trois Premières au coeur du Cercle.

À ce moment, le Grand Manitou se relève et récite l’incantation suivante :

^ A MARI USQUE AD MARE

L’Amérindienne et Marie Hébert sortent de par derrière la pelisse immaculée, portant chacune une bande de soie rouge qu’elles tendent de chaque côté de l’Espace enneigé, sur lequel est dessiné une croix aux douze pointes : la Feuille d’Érable. Le Pays est enfin là. Le rideau tombe sur les cris de joie et les chants.

ÉPILOGUE

Le père et le fils réapparaissent de derrière le rideau.

Fils :

Au fait, Papa,

Pourquoi m’avoir adopté?

Père :

Tu te souviens, Aimé, de cette journée

Où on s’est connu à l’orphelinat de Constance?

Fils :

Oui.

Père :

Tu m’avais posé une drôle de question.

Une question qui m’a rappelé

L’histoire d’un Homme

Pour qui j’ai beaucoup d’estime :

Antoine de Saint-Exupéry.

Fils :

« SVP…dessine-moi un mouton! »



Et toi,

Tu sifflais un air qui m’a attiré.

C’est d’ailleurs pour cela

Que je suis allé à ta rencontre.

Tes yeux brillaient comme des étoiles.

Ça allait…

On entend les premières notes pianissimo de la chanson de Raymond Lévesque : ^ Quand les Hommes vivront d’AMOUR.

1er couplet – Jules

2e couplet – Jules et Tania

3e couplet – Tania

4e couplet – T-J et mélodie

5e couplet – T-J et musique piano

6e couplet – T-J et musique allegro

7e et dernier couplet – Tous (T-J-Enfants et musique)

^ QUAND LES HOMMES VIVRONT D’AMOUR

(Raymond Lévesque)

Quand les hommes vivront d’amour

Il n’y aura plus de misère

Et commenceront les beaux jours

Mais nous, nous serons morts mon frère

Quand les hommes vivront d’amour

Ce sera la paix sur la Terre

Les soldats seront troubadours

Mais nous, nous serons morts mon frère

Dans la grande chaîne de la Vie

Où il fallait que nous passions

Où il fallait que nous soyons

Nous aurons eu la mauvaise partie

Mais quand les hommes vivront d’amour

Qu’il n’y aura plus de misère

Peut-être songeront-ils un jour

À nous qui seront morts mon frère

Nous qui aurons aux mauvais jours

Dans la haine et puis dans la guerre

Cherché la paix, cherché l’amour

Qu’ils connaîtront alors mon frère

Dans la grande chaîne de la Vie

Pour qu’il y ait un meilleur Temps

Il faut toujours quelques perdants

De la sagesse ici-bàs c’est le prix

Quand les hommes vivront d’amour

Il n’y aura plus de misère

Et commenceront les beaux jours

Et nous, nous construirons ce KANADA



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