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N. N. Kazansky. Les langues classiques en Russie



НазваниеN. N. Kazansky. Les langues classiques en Russie
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N. N. Kazansky. Les langues classiques en Russie


Il est difficile après les livres très connus par M. Wes sur l’éducation classique en Russie en XIX siècle et par M. Gavrilov sur sur l’éducation classique en XX de parler sur ce sujet. Alors je vais donner une histoire de l’éducation en Russie en commençant ab ovo. Bien sûr ce qu’on peut exposer en 20 minutes ne sera pas complet.

Le premier monument original de la littérature russe se date par la fin du Xème et le début du XIème siècle et il n’est séparé de la date de la conversion au christianisme (achevée l’année 988) que par quelques dizaines d’années. C’est le psautier dit le Psautier du Novgorod trouvé le 13 août 2000 par l’academicien V. L. Ianine – le seul exemple des Tabulae ceratae sur le territoire de la Russie. Les travaux de A.A. Zalizniak, membre de l’Académie des Sciences Russe, ont démontré que celui qui l’avait écrit a été ordonné à Souzdal : ainsi peut-on supposer déjà pour le XI ème siècle une certaine nombre de centres culturels où on pouvait obtenir une formation. Pour la période précédente à l’invasion des tatares et mongoles, quelques autres grands centres d’éducation sont connus, Kiev, Smolensk et les autres y inclus. Bien entendu, la formation était purement cléricale, parce que avant que l’église orthodoxe russe gouvernée par un patriarche apparût, elle était subordonnée à un métropolite de l’origine grecque. On peut conclure que la connaissance des langues classiques était extrêmement réclamée par la quantité des textes traduits en russe, dont quelques uns ne sont connus que dans la traduction, le texte originel byzantin étant perdus. Les manuscrits de XIème siècle se sont assez mal préservés, et on peut les compter sur les doigts. Mais déjà dans le XIIème et XIIIème siècle leur nombre accroît visiblement, et les lettres ecrits sur l’ écorce de bouleau ainsi que quelques documents (comme un titre de donation écrit par la mais de Anna Iaroslavna préservé dans l’abbaye Saint-Denis) montrent un grande degré de compétence littéraire. Les particularités de l’écriture permettent de distinguer l’écriture utilisée pour les livres théologiques de l’écriture « quotidienne » déjà pour le XIIème siècle.

Mais cette première période de l’adoptation de la tradition surtout grecque en Russie se termine bientôt. Les Tartares et Mongoles se sont emparés de toutes les villes russes sauf Novgorod au milieu de XIIIème siècle (au milieu de XIIIème siècle toutes les villes russes sauf Novgorod ont été soumises à l’empire des tatares et mongoles, et pendant quelques siècles les traditions de l’éducation ne se conservaient que dans les centres monastiques. L’affaiblissement dans cette période des liens avec la Grèce et l’Europe, où le latin était considéré comme la langue principale de l’éducation et de science, était naturel.


Dès le moment de l’ascension de Moscou et de l’apparition de l’état moscovite, les liens avec la Byzance se renouvellent (en particulier, après la chute de Constantinople un grand nombre des manuscrits grecs s’accumulent à Moscou), l’éducation était également nourri par les originaires des pays slaves du Sud (ce phénomène est généralement appelé la deuxième influence des slaves du Sud). C’est à ce temps-ci que le latin commence à être étudié d’une manière régulière – surtout comme une langue diplomatique. En XVIIème siècle un grand nombre des écoles au latin, au grec ancien et au vieux slave s’ouvrent : Andreevsky monastère, l’academie Kiévo-Mogilianskya et l’académie Slave latine à Moscou deviennent des centres de culture. Le latin est enseigné comme une des langues essentielles, et les éleves du Andreevsky monastère sont employé dans le service diplomatique. Il est assez vraisemblable que l’ouverture de l’école dans le sein de l’Andreevsky monastère est une réponse du gouvernement de tzar Alexey Mikhailovitsch à l’ouverture de quatre universités à la fois par les suèdes (en Derpte, Vyborg et Abo) : le délai entre les deux événements n’est que quatre ans. Vers la fin du XVIIème siècle les dictionnaires latin-russes sont assez répandus : nous sont parvenus des copies nombreuses du dictionnaire qui remonte au dictionnaire d’Epiphanius Slavinetsky. Les frères Likhouda, eux aussi, ont joué un rôle important dans le développement de l’éducation russe au XVIIème siècle. Originaires grecques, titulaires d’un diplôme de l’Université de Padou, ils ont nous laissé quelques dizaines des manuels aussi qu’une quantité des manuels traduits du grec : par exemple, autant que je sais, le grec ancien a été mentionné dans les textes russe pour la première fois dans la « Rhétorique » des frères Likhouda. Dans le XVIIème siècle la culture russe subissait une grande influence de la littérature polonaise, et grâce à cette tendance générale vers la Pologne les textes latins entrent aux milieux érudits et commencent également d’influencer non seulement la culture russe (par exemple, les pièces du théâtre jouées en latin), mais aussi la langue russe. Il faut noter cependant que presque personne de ses érudits n’a pas entré dans l’élite culturelle de l’époque de Pierre le Grand.

Le temps des reformes de Pierre le Premier qui avaient pour but de tourner la Russie définitivement vers les conquêtes de la culture européenne, était caractérisé par l’ouverture d’un grand nombre des institutions d’enseignement laïques, de l’Académie des Sciences et par une programme spéciale des traductions du latin et du grec ancien. Les travaux de l’Académie de Sciences à Saint-Pétersbourg étaient publiés en latin ; de même, les procès-verbaux de ses séances étaient également rédigés en latin. Le développement de l’enseignement à cette époque est lié à l’ouverture de l’université de Moscou et de toute une série des importants centres de l’instruction. Une partie d’eux est maintenant tout à fait oubliée – par exemple, ce n’est pas souvent qu’on se souvient de Tobolsk où un grand nombre des traductions et publications des textes anciens ont été achevées.

Les témoignages sur les langues classiques au XIXème siècle (bien recueillis dans le livre monumental de Weiss) rendent nos connaissances de cette époque beaucoup plus profondes. L’histoire de la formation classique se laisse subdiviser en deux étapes. Vers la fin des années 50 les vieillesse des idées sur la formation demande des changements : en particulier, le premier institut d’enseignement féminin (l’institut Smolny), qui auparavant contribuait beaucoup à une bonne éducation des enfants dans le sein de la famille, à cette époque tombe en déclin, ce qui exige une reforme qui a été faite par Ouchinsky, Vodovozov et les autres. Des changements pareils ont été introduits dans les sphères de l’enseignement universitaire où pendant les années 60 quand les améliorations dans les cursus des universités et des lycées ont permis à la formation classique d’atteindre le niveau égal à celui de la formation classique de l’Europe. En donnant son aperçu sur l’histoire de la formation classique en Russie, professeur Kondakov estimait comme absolument productifs seulement trois décennies entre l’abolition de servage en 1861 et la fin des années 90 (en 1894 dans la plupart des lycées la langue grecque a été supprimée). Pendant la période entre 1861 et la révolution de 1917 beaucoup des universités ont été fondées en Russie dont chaque une intégrait une chaire des Lettres Classiques, et un nombre des travaux e été publié qui mérite toujours de mention : l’édition et grammaire des inscriptions osques faits par I. V. Tsvetayev, l’édition des inscriptions IOSPE de Latychev, aussi bien que les travaux de Zélinsky, Rostovtsev et Kondakov. Dans les mêmes années des congrès des enseignants des langues classiques au lycée ont eu lieu. Je ne possède pas des données pour toute la Russie, mais pour Saint-Pétersbourg ils sont faciles à recueillir : chez nous, il y avait 10 lycées masculins et quelques écoles ainsi qu’une dizaine des lycées féminins dont la programme contenait le latin. Aussi à Saint-Pétersbourg qui à l’époque approchait un million des habitants, la promotion annuaire des lycéens était 1000 personnes à peu près. Ainsi, le pourcentage des gens avec des connaissances des textes écrits dans les langues classiques était assez haut, surtout par rapport à la situation d’aujourd’hui : dans tout Saint-Pétersbourg qui compte maintenant 5 millions d’habitants n’existe que Gymnasium Classicum à 50 personnes promues par an. De même, l’ouverture des départements nouveaux nécessitait d’engager à la fois 5-6 spécialistes diplômés, dont quelques uns devaient avoir un grade ; et dans les années 10 avant la révolution il y avait la possibilité d’ouvrir des chaires nouveaux (Perm, Saratov, Irkoutsk).

A l’époque soviétique, à partir de 1921, les départements des Lettres Classiques ont été fermés pour ne pas être ouverts qu’en 1935 seulement à Moscou et Leningrad, et un chaire à Tomsk où les Lettres Classiques ont été réunis avec l’enseignement de la langue russe. Encore dans la période d’après-guerre il était possible d’employer les enseignants à la bonne formation de la Russie avant la révolution, ainsi que s’orienter aux promus de ces universités de l’Union Soviétique où la tradition n’avait pas été interrompue. En Ukraine c’était Lvov et Kharkov, en Lituanie – Vilnius, en Géorgie Tbilissi. Les promus du département des Lettres Classiques étaient réclamés dans les universités (y compris, les universités rouvertes à nouveau) et dans des instituts médicaux. Environ à la fin des années 70 apparaît la tendance d’employer comme les professeurs les promus de sa propre université. Ceux qui ont été envoyé par distribution rentrent à Moscou ou à Saint-Pétersbourg, les postes des enseignants du latin ne sont plus distribuées : pour ces raisons après 1990 parmi les promus des hautes écoles de province seulement un sur deux rentre à sa ville de naissance.


Il est manifeste que la Russie s’est jointe à l’éducation classique assez tard par rapport aux autres pays. Pour des raisons politiques (les conquêtes de la Russie par les tatares et mongoles, le renoncement à la formation classique dans la Russie soviétique, etc.), toute l’histoire des Lettres Classiques peut être représentée comme un développement de l’absence presque totale des spécialistes jusqu’au niveau qui correspondait presque au niveau mondial ; puis un changement radical de la paradigme culturelle nécessitait de rebâtir tout de nouveau. Il faut noter que chaque fois c’étaient des représentants des autres pays qui aidaient à la reconstruction de la formation classique.




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